Kiss me Kate

Hier soir, petite soirée au Théâtre du Châtelet.
Il faut savoir que je suis passionnée de comédies musicales « anciennes » et lorsque j’ai reçu l’année dernière le programme de la saison 15-16, j’étais vraiment excitée de voir Kiss me, Kate à Paris.image

C’est une pièce mythique de 1948 qui adapte la Mégère apprivoisée de Shakespeare. Les musiques sont de Cole Porter, entraînantes, enjouées, et aux textes aussi drôles qu’émouvant, c’est un pur plaisir à écouter.
Les acteurs sont grandioses, en particulier Martyn Ellis et Daniel Robinson qui jouent deux hommes de main attachants. Leur Brush up your shakespeare est juste parfait!
Parmi les autres chansons que je retiendrai, Always True To You (In My Fashion) interprété par Francesca Jackson et Too Darn Hot avec Fela Lufadeju sont vraiment bien exécuté. En particulier la chorégraphie de la dernière m’a vraiment conquise.

La pièce est jouée jusqu’au 12 Février, et il reste quelques places à réserver sur le site du Théâtre du Châtelet

♫ According to the Kinsey Report, ev’ry average man you know / Much prefers his lovey-dovey to court / When the temperature is low / But when the thermometer goes ‘way up / And the weather is sizzling hot / Mister, pants for romance is not ♫

Ahhh Paris…

Aujourd’hui on va parler BD! Mais de BD architectural!

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/a69/48438538/files/2014/12/img_3801.jpgRevoir Paris de François Schuiten et de Benoît Peeters est un diptyque futuriste sur notre jolie ville lumière.
Ce n’est pas la première fois que les deux auteurs collaborent ensemble, ils ont déjà presqu’une quinzaine de titres parus. Et ce qui fait la force de leur duo c’est autant la maîtrise du dessin que leurs synopsis posant tant de questions sur l’homme…

Mais revenons à Revoir Paris, on est en 2156, une partie des êtres humains sont partis créer une colonie – l’Arche – dans l’espace afin de protéger la race. Tandis que le reste des humains cohabitent tant bien que mal sur la planète, entre barbarie et évolution comme nous l’avons toujours fait…
Une jeune fille, Kârinh, est choisi pour être la commandante de bord d’une expédition retournant sur Terre. Elle attendait cette opportunité depuis toujours…

Le premier volet de cette BD raconte la traversée et l’arrivée sur Terre. On découvre le pourquoi du comment et que les livres sont les derniers restes de mémoire de notre histoire. On rencontre Kârinh et ses débordements, en effet la jeune fille est accro à une substance lui permettant de voyager dans les illustrations/photos qu’elle possède(Comme je l’envie), mais aussi sa douloureuse histoire et pourquoi elle veut « revoir Paris ».
Tout ceci est porté par un dessin très réaliste et superbement détaillé. Ce n’est pas pour rien qu’actuellement ils sont exposés à la Cité de l’Architecture (jusqu’en mars 2015). Car comme toujours leur univers est parfaitement pensé et on s’y sent de suite à l’aise. Entre modernité et rêves à la Jules Verne, on retrouve les immeubles haussmanniens transformés en sorte de hauts buildings, des machines volantes et une Seine « comestible » sans que cela nous paraisse réellement déraisonnable. Et je pense que cela est dû en partie au dessin si fin et cadré. La lecture n’est jamais brouillée, ce qui laisse le loisir au lecteur d’évoluer lui aussi dans les illustrations.

Pour finir un petit mot sur l’expo, c’est donc au Palais Chaillot, au Trocadéro, qui abrite la Cité de l’architecture et du patrimoine. Cela retrace deux siècles de projets architecturales pour Paris. Des plans, des esquisses, des photos, et aussi les travaux qu’à réaliser François Schuiten pour la ville. On y voit aussi les illustrations du Grand Paris faites par les auteurs.
Cela vaut le coup d’aller voir si on est curieux ou passionné d’architecture (ou de Paris).